Titre

Gabriel

Genre

pièce de théâtre qui ne fut jamais représentée

Date de la première parution en volume, chez Félix Bonnaire (in-8°)

1840

Édition présentée

Des Femmes - 1988
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Résumé de l'oeuvre

Le Prince de Bramante avait deux fils. L'un deux lui déplut fortement et il le répudia. Les deux fils moururent. Celui qui avait encouru la colère du prince était le père d'un garçon nommé Astolphe, l'autre avait eu une fille. Le Prince de Bramante ne voulut pas se résoudre à suivre la loi qui le contraignait à laisser son titre et sa fortune à un héritier mâle, donc à Astolphe. Il décida de faire passer sa petite fille pour un garçon, de l'élever comme tel, de lui laisser ignorer son véritable sexe et de la dégoûter de la condition féminine. C'est ainsi que, le jour de ses seize ans, Gabriel reçoit de son grand-père la révélation de sa véritable nature. Au lieu de se réjouir de pouvoir capter l'immense fortune du Prince, grâce à ses manigances, Gabriel éprouve un véritable dégoût de cette intrigue. Il ne brave pas son grand-père, mais il décide de retrouver secrètement son cousin Astolphe et de partager avec lui la fortune des Bramante. Astolphe mène une vie dissolue et il est criblé de dettes. Gabriel le fait sortir de prison en payant ce qu'il doit. Il suit son cousin dans sa vie de plaisirs et il rencontre des jeunes gens aux moeurs légères. Pour jouer un bon tour à cette compagnie, Astolphe a l'idée de déguiser Gabriel en femme. Mais suite à la plaisanterie, Astolphe découvre le sexe réel de son cousin. Ils s'éloignent du monde pour vivre une vie de couple. Leur bonheur est total jusqu'à ce qu'Astolphe devienne jaloux des moments de liberté de Gabrielle. En effet, de temps en temps, elle reprend son apparence de jeune homme, pour garder le contact avec son grand-père et ses moyens de subsistance. Un jour, ne pouvant plus supporter la jalousie d'Astolphe, Gabrielle s'enfuit. Elle se rend auprès du Pape pour que celui-ci restitue la fortune des Bramante à Astolphe, une fois le Prince mort. Honteux de sa jalousie et terrorisé à l'idée que le Prince veut faire assassiner Gabrielle pour que son secret ne soit pas découvert, Astolphe recherche désespérément la jeune femme dans Rome. Mais Gabrielle, persuadée qu'elle n'est plus aimée d'Astolphe, se laisse poignarder par le meurtrier payé par son grand-père, sans opposer la moindre résistance.

Extrait

Gabriel : La femme ! la femme, je ne sais à quel propos vous me parlez toujours de la femme. Quant à moi, je ne sens pas que mon âme ait un sexe, comme vous tâchez souvent de me le démontrer. Je ne sens en moi une faculté absolue pour quoi que ce soit : par exemple, je ne me sens pas brave d'un manière absolue, ni poltron non plus d'une manière absolue.

Les éditions

19e siècle : Perrotin 1843 - Hetzel 1851